L’osiériculture :
une culture vivante, entre tradition et biodiviersite

Je cultive de l’osier avec passion et patience dans la vallée du Lot sur deux parcelles différentes : l’une limoneuse sur les rives du Lot et l’autre argilo-limoneuse sur les coteaux de Calvignac. Mon approche repose sur une pratique en agro-écologie, dans le respect du vivant, de l’humain et de son environnement.

Ce que l’on nomme « osier » est en réalité le rejet de l’année du Saule (genre Salix). Et sa culture porte le nom « d’osiériculture » (à ne pas confondre avec ostréiculture… qui concerne les huitres !). La culture de l’osier est particulière car il s’agit de faire pousser des arbres que l’on va couper tous les ans. Les brins annuels des saules-osier sont souples et colorés et se prêtent particulièrement bien au travail de vannerie ou à l’architecture végétale (aménagement paysagers et décorations de jardin).

Les oseraies sont plantées très serrées à raison de un pied tous les 15 à 20 cm afin de contraindre le brin à pousser long et droit. Et contrairement aux idées reçues, il ne faut pas qu’il pousse dans l’eau ! Il aime l’humidité, certes mais l’excès d’eau produit un osier trapu et cassant. Et s’il manque d’eau trop longtemps… il dépérit (j’en ai déjà fait l’expérience !).

Chaque hiver, après la chute des feuilles, les brins d’osier sont coupés au ras du sol. Ils sont ensuite triés manuellement par qualité et par longueur avant d’être mis en bottes et séchés durant 6 mois. Certaines bottes sont conservées les pieds dans l’eau jusqu’en mai pour être écorcées et produire de l’osier blanc. L’osier sec doit évidemment être retrempé avant d’être travaillé.

Il existe de très nombreuses espèces de saule partout dans le monde. On dénombre environ 400 espèces de saule et plus de 200 variétés hybrides dont la classification est complexe et encore souvent confuse. En vannerie européenne, nous travaillons avec une quinzaine de variétés environ issues de 6 à 7 espèces seulement. Les surfaces cultivées d’osier sont aujourd’hui estimées à 150 hectares en France contre 7000 hectares dans les années 1935. Préserver et développer cette culture c’est aussi préserver un savoir-faire ancestral et vivant.

La culture en biodynamie

Mon choix est celui d’une culture respectueuse du vivant, sans aucun intrant chimique.

Je travaille selon les principes de la biodynamie : en lien avec les cycles lunaires et planétaires, j’utilise des préparations spécifiques, des purins de plantes et des huiles essentielles pour accompagner les cultures. Cela implique une grande présence dans les oseraies, tout au long de l’année : tonte, désherbage à la main, soins préventifs, gestion des ravageurs…

Chaque brin récolté est le fruit d’un travail patient et engagé.

culture osier bio
variete osier purpurea triandra fragilis

Les variétés cultivées à l’Oseraie du quercy

Voici les variétés que je cultive. Quantités variables selon les récoltes.

  • PURPUREA Daphnoïdes
  • PURPUREA Richartee
  • PURPUREA Helix
  • PURPUREA Green Dick
  • FRAGILIS Rouge belge
  • TRIANDRA Grisette Emilien
  • TRIANDRA Sweet Willow
  • Quelques pieds de VIMINALIS Gravranche et de ALBA (pour les boutures)

Commander de l’osier ou des boutures

Les commandes d’osier (sec ou vivant) et de boutures s’effectuent au moment de la récolte en janvier et février. Disponibilité de l’osier vivant et des boutures en mars. Disponibilité de l’osier sec en juillet.

Boutures – Envoi possible ou retrait sur place

  • 8 € TTC les 10 boutures (hors frais de livraison)
  • 38 € TTC les 50 boutures (hors frais de livraison)

Osier brut – Retrait sur place uniquement

  • Osier frais : 4,50 euros/kg TTC (me consulter pour des haies tressées)
  • Osier sec :
    • 8,80 euros/kg TTC (taille 0,60 m et > 1,60 m)
    • 11 euros/kg TTC (taille de 0,80 à 1,60 m)

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